Gens du voyage, le Maire interpelle encore le Préfet

Monsieur le Préfet
Préfecture de l’Oise
Place de la Préfecture
60000 BEAUVAIS

 

Monsieur le Préfet,

Le 10 janvier dernier je me permettais d’attirer à nouveau votre attention sur la situation du quartier autour du parking Albert Thomas occupé illégalement depuis maintenant plusieurs mois par des véhicules et caravanes de gens du voyage.

C’est cette occupation qui m’a amené, dès octobre 2018, à porter l’affaire en justice.

Le Tribunal administratif d’Amiens a, le 4 octobre dernier, fait droit à ma demande et ordonné la libération des espaces publics occupés sans droit ni titre.

Or, à ce jour, force est de constater que rien n’a été engagé, voire envisagé pour procéder à l’expulsion des contrevenants.

L’occupation illégale des espaces publics rend la situation de plus en plus difficile sur ma commune et est facteur de tensions dont certains résidents n’ont pas, me semble-t-il, manqué de vous informer.

Nombre d’habitants, par ailleurs contribuables, s’étonnent, pour ne pas dire s’offusquent, que des personnes, condamnées à être expulsés, puissent poursuivre leur occupation tout en profitant gratuitement de services : eau, électricité, ordures ménagères… et s’inquiètent des coûts que ne manqueront pas d’engendrer ensuite cette occupation pour la collectivité.

Il n’est pas étonnant que ces habitants éprouvent, à ce titre, un certain sentiment d’injustice.

Autant, comme je l’exprimais dans mon courrier précédent, j’ai pu comprendre que les forces de l’ordre, mobilisées par ailleurs, n’étaient pas immédiatement disponibles, autant il me parait indispensable aujourd’hui que la décision rendue en octobre dernier par le Tribunal Administratif soit exécutée dans les meilleurs délais. Il en va de la tranquillité et de la sérénité dans ma commune et serait symbole de justice et d’équité envers ses habitants.

Parce que je suis convaincu que, comme moi, vous êtes attaché à l’application des décisions de justice, je ne doute pas que vous prendrez, sans attendre, les dispositions qui s’imposent.

En l’attente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de ma considération.

 

Gérard WEYN

Le Maire

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